Données sportives · reverse engineering
La séance que la montre a oubliée
Quand le capteur n'a pas enregistré l'activité mais que le cœur, lui, a tout noté : reconstruire la séance et la remettre dans l'histoire.
- État
- prototype · usage personnel
- Stack
- Python, formats binaires, API constructeur, synchronisation multi-plateformes
- Depuis
- 2026
- Preuves
- séances reconstruites et acceptées par la plateforme, scripts documentés
Le problème
Un match de padel d’une heure et demie, un effort réel, et à la fin : rien. Le bracelet n’avait pas lancé l’activité. Pourtant il avait mesuré mon cœur toute la soirée, minute par minute. La donnée existait ; c’est l’étiquette qui manquait. Et un journal d’entraînement avec des trous, c’est un journal auquel on cesse de faire confiance.
Ce que j’ai construit

Un outil qui commence par un diagnostic (la séance est-elle quelque part, sur l’appareil ou sur le serveur du constructeur ?) puis, si elle n’existe nulle part, la reconstruit. Il prend la fréquence cardiaque enregistrée sur la plage horaire, en déduit la durée, les zones d’effort et une dépense calorique calibrée sur mes séances réellement mesurées, et produit un enregistrement compatible avec le flux de synchronisation du constructeur. Une fois envoyé, l’outil vérifie que la séance est bien réintégrée dans l’historique, puis elle se propage seule aux autres services et à Palier.
Un second outil corrige les séances existantes : heure de début décalée, sport mal identifié, titre, republication propre.
Ce que ça raconte
- Reverse engineering. Un format binaire non documenté et des API sans mode d’emploi, lus jusqu’à produire un fichier que le constructeur accepte.
- Des scripts, pas un produit. Deux outils en ligne de commande, documentés pour être relancés par un agent, utilisés quand une séance manque.
- Ne pas deviner. Les calories reconstruites sont calibrées sur des séances mesurées, pas estimées à la louche.
- La donnée est un produit. Un historique complet et fiable vaut plus que n’importe quel graphique.