Jidoka Lab

Connaissance · agents

Second cerveau

Tout ce que je lis, écoute et décide finit dans un même endroit, découpé en idées, relié automatiquement, interrogeable en langage naturel. Près de 450 pages, tenues par des agents sous contrat.

État
en usage quotidien · orchestré par agents
Stack
Markdown, wikilinks, graphe de connaissances, agents IA orchestrés par un schéma écrit
Depuis
2026
Preuves
448 pages, plus de 2 000 liens explicites, 16 décisions tracées, toutes les ingestions journalisées depuis juillet, contrôle chaque dimanche

Le problème

Des livres, des articles, des vidéos, des décisions prises en réunion, des notes de cours. Tout lu, tout oublié. Ce qu’on retient d’une lecture, c’est rarement ce qu’on aurait dû en retenir, et jamais ce qui la relie à une autre lecture faite six mois plus tôt. Et chaque nouvelle conversation avec une IA repartait de zéro : les décisions déjà prises se rediscutaient à chaque session.

Ce que j’ai construit

Vidéo explicative en 3D (46 s, sans son) : une idée suivie de la source à la réponse, contrôle du dimanche compris. Le graphe est la vraie structure, sans titres ; les textes des pages sont fictifs.
Une page du second cerveau : une idée reformulée, sa source, ses liens entrants, les pages reliées et une contradiction signalée par le lint
Reconstitution avec des données fictives : une page atomique, sa source, ses liens, et la contradiction que le contrôle a relevée.

Un vault de texte brut, et un schéma écrit qui dit aux agents comment le faire vivre. Ce n’est pas un pipeline autonome : ce sont des agents qui exécutent un contrat, sous mon regard. Je dépose une source (un PDF, une page, une transcription, des images) et l’agent suit douze étapes dans l’ordre : synchroniser, relire le schéma, lire la source en entier, vérifier qu’une page équivalente n’existe pas, découper en pages atomiques (une idée par page), reformuler avec mes mots, garder une attribution traçable vers la source archivée, poser les liens vers les pages existantes, signaler celles qui deviennent des carrefours, mettre à jour le catalogue et le journal, archiver et vérifier les liens, régénérer le graphe.

Chaque dimanche, une passe de lint cherche les contradictions entre pages, les affirmations dépassées, les pages sans lien entrant, les liens fantômes, les sujets cités mais jamais développés, les sources déposées mais pas encore traitées. Elle rapporte ; elle ne supprime rien seule.

Quand je pose une question, l’agent part du graphe pour cibler les zones utiles, lit les pages réellement pertinentes plutôt que tout charger, répond en citant les pages qui soutiennent chaque point, signale explicitement quand deux pages divergent, et propose d’archiver la réponse si elle vaut d’être gardée. Les décisions importantes ont leur fiche (seize décisions structurées à ce jour) : ce qui est décidé, ce qui reste à valider, ce qui est abandonné.

En chiffres

448 pages atomiques au 13 octobre 2026. Environ 2 070 liens explicites vers 630 pages cibles ; 259 pages sont des carrefours, reliées à au moins trois autres. Le graphe compte 1 934 nœuds, 2 376 arêtes et 393 communautés d’idées. Dernières passes de contrôle : zéro page orpheline, trois divergences documentées comme des différences de périmètre plutôt que des erreurs, trois liens fantômes corrigés.

Ce que ça raconte

  • Des agents avec un contrat. Le schéma est un document versionné : les étapes, l’ordre, et les interdits explicites. Jamais inventer une source, une date ou une connexion. Jamais créer une page vide pour réparer un lien. Jamais effacer seul. Jamais transformer une hypothèse en décision.
  • La qualité comme routine. Le lint est une campagne de tests sur des connaissances : il distingue une vraie contradiction d’une simple différence de découpage, et laisse la nuance visible.
  • Honnête sur ses limites. Le graphe aide à naviguer, il ne prouve pas qu’une relation est vraie. Une information non déposée reste introuvable. Le système le dit plutôt que de faire semblant.
  • Un outil qui vieillit bien. Texte brut, liens, un graphe régénéré : rien qui dépende d’un service qui peut fermer. Et le graphe accélère la recherche ; il ne remplace ni la lecture de la source ni l’arbitrage humain.

Ce que j’ai vérifié

  • Signal observé : des décisions déjà prises qui se rediscutaient à chaque nouvelle session avec une IA.
  • Test ou contrôle : le lint hebdomadaire signale contradictions, pages périmées, pages isolées et sujets manquants ; il n’efface rien.
  • Résultat : dernières passes à zéro page orpheline, trois divergences documentées comme des différences de périmètre, trois liens fantômes corrigés.
  • Limite actuelle : une source non déposée reste introuvable, et le graphe peut être en retard de quelques jours sur la dernière ingestion.

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